| 4 |
| Avec le temps, on finissait par assez bien connaître les membres du Club. On savait leurs petites manies concernant les activités propres à l’association, ainsi que certaines choses de la vie privée. Ceci pour tous les membres à l’exception d’une personne, qui était, paradoxalement, celle que l’on voyait le plus souvent: Alexia. Geoffrey apprit un jour que c’était elle la fondatrice du Club, et qu’elle y investissait une bonne partie de sa fortune personnelle. De plus elle possédait une admirable propriété en province, au milieu d’un parc superbe. Elle y organisait chaque été, pour son anniversaire, une fête réunissant les membres du Club et leurs esclaves. Le clou des réjouissances était une course de pouliches attelées, précédée d’une grande parade hippique. Pas un seul représentant de l’espèce chevaline ne participait à ces réunions. Les esclaves faisaient office de canasson. |
|
Arrivés à l’entrée du domaine d’Alexia, Geoffrey se fit connaître à l’Interphone de la grille. On la lui ouvrit. Il rentra la voiture et l’arrêta quelques mètres plus loin à l’abri des regards. Il fit sortir Julia, lui détacha bras et jambes et lui ordonna de retirer sa robe et de s’asseoir sur le capot de la voiture. Elle s’exécuta, ses fesses nues posées sur la tôle tiède. Il lui écarta les jambes et attacha chacune de ses chevilles à un bout du pare-chocs avant grâce à des cordes prises dans le coffre. Il la fit ensuite coucher sur le dos, bras maintenus écartés par des cordes attachées aux points d’accroche du cric, de chaque côté du bas de caisse. Julia se retrouva sur le dos, bras et jambes écartés, sur le capot de la voiture, avec pour seuls vêtements une paire de gants longs et noirs, un porte-jarretelles, des bas de nylon noirs et ses chaussures. Sa peau blanche contrastait fortement avec le verni noir de la voiture. A midi, les servantes laissèrent Geoffrey, se rhabillèrent et allèrent chercher Julia chez Alexia. Elles la menèrent dans une des chambres du rez-de-chaussée. Intrigué, Geoffrey les suivi et assista à l’habillage de Julia pour la Parade. |
| Son costume, entièrement de latex rouge, se composait de quatre parties, dont les trois premières ne formaient qu’une: une cagoule ouverte sur le visage avec un gros brillant sur le front et un panache rouge sur le sommet du crâne. Cette cagoule était soudée au niveau de la nuque à une chemise à manches longues, également ouverte devant, laissant nue la poitrine. Ce bustier se terminait par une large ceinture en pointe devant et derrière, sur lesquelles venait s’accrocher un minuscule cache-sexe. Ses jambes étaient gainées de bas rouge et elle portait des chaussures vernies rouges à très hauts talons. Ses bras attachés étroitement dans le dos tiraient ses épaules en arrière et faisaient ressortir ses seins où deux cache-tétons de cuir rouge étaient fixés. Les soubrettes emmenèrent Julia aux écuries où les autres esclaves attendaient, attelées à leur voiture. On attela Julia à une voiture rouge, dans laquelle grimpa une des servantes d’Alexia. - Je conduirais la Parade, dit-elle à Geoffrey. Vous, vous aurez le privilège d’y assister au côté de ma Maîtresse. |
| Geoffrey revint donc au château et trouva Alexia qui l’attendait au salon. - Les pouliches sont-elles prêtes pour la Parade, lui demanda-t-elle? Sur sa réponse affirmative, ils allèrent s’installer en haut de l’escalier monumental de la façade. Les pouliches arrivèrent, trottinant en colonne. Elles trottèrent d’abord en cercle, s’arrêtant, se mirent en ligne devant nous, repartirent pour former un grand huit en trottant le plus rapidement possible, traçant des arabesques de plus en plus compliquées. Les figures durèrent un quart d’heure après quoi on ramena les filles aux écuries pour les faire manger. Après le déjeuner, chacun alla aux écuries préparer sa pouliche pour la course. Comme Xavier et Geoffrey n’avaient jamais fait enfiler le costume exigé à une fille, deux servantes les aidèrent. Julia et Aurélie se levèrent, oscillant sur la pointe des pieds. Elles serrèrent très étroitement les bras le long de leur corps afin que les servantes puissent leur mettre leur corset. Elles se tortillèrent un peu pour que le corset soit mieux ajusté et bientôt leur bras disparut complètement. Elles ressemblaient presque à une pouliche. Mais les pouliches bien sûr, ne parlent pas. Aussi, en attendant le mors, Julia et Aurélie durent porter un bâillon fait d’une boule de caoutchouc dur que l’on força entre leurs dents avant de boucler derrière la nuque la sangle destinée à les fixer. Puis les servantes sanglèrent étroitement le haut de leurs jambes, leur passèrent une autre sangle autour des épaules et, à l’aide d’une troisième, les forcèrent à arquer leur dos afin que le corset qu’elles installaient se trouva parfaitement ajusté. Elles tirèrent fortement sur les lacets jusqu’à ce que les bords du corset se rejoignent; puis elles les nouèrent et en coupèrent les extrémités. Maintenant Julia et Aurélie n’avaient plus de bras. Elles se tenaient là, joliment dressée sur leurs talons, la poitrine ressortie et les épaules tirées en arrière, la taille amincie et l’estomac plat. Leur silhouette était parfaite, mais dépourvue de bras. Il ne restait plus qu’à enfiler leur costume de pouliche. Il se constituait d’une cagoule ouverte sur le nez et la bouche mais recouvrant les yeux, d’un bustier évidemment sans manches et d’un collant comportant sur la pointe des pieds une paire de sabot. Le tout était en latex noir pour Julia, blanc pour Aurélie. Une fois recouverte de leur seconde peau, les filles devaient se tenir sur les sabots, sur la pointe des pieds, sans l’aide d’aucun talon. Elles furent ensuite emmenées sans rien voir à la salle des harnais, guidées par la sangle de leur bâillon. Là, un harnais de tête leur fut placé, puis un large collier comportant de chaque côté une boucle où se fixaient les rennes. Resserrant encore la taille, une gosse ceinture leur fut ajustée. Il en partait une lanière sur le devant, qui, passant entre les jambes, sur la vulve et dans la raie des fesses, venait se fixer par-derrière sur le sommet du crâne. Une autre sangle fut mise autour des épaules, juste au-dessus des seins avec, à droite et à gauche deux lanières que l’on fixait sur le harnais de chaque côté de la tête. Lorsque les sangles furent très fortement tendues, la tête de la pouliche ne pouvait plus bouger de côté et se retrouvait projetée en arrière, accentuant la courbe de la colonne vertébrale et projetant la poitrine en avant d’une manière fort provocante. Une fois harnachées, les pouliches furent conduites à la salle d’attelage. Les brancards des voitures étaient fixés au niveau des hanches à des sangles fortement serrées. Geoffrey et Xavier firent d’abord faire un trot d’essai à leur pouliche, pour les échauffer, s’arrêtant parfois pour resserrer une sangle. Geoffrey était fasciné par ces splendides pouliches humaines étroitement harnachées, trottant ainsi, privées de l’usage de leurs bras, la tête rejetée en arrière et le mors à la bouche, entre les brancards d’une voiture, devant avancer se fiant aux ordres du driver car rendues aveugles par la cagoule. Puis la course commença. Les anciennes dirigeaient facilement, luttant pour la première place. Julia fut rapidement derrière, fatiguée, corsetée, harnachée et tendue dans les rennes à la limite de son endurance. Sans parler des très modestes dons de driver de Geoffrey. A la fin de la course, Aurélie et Julia, manifestement désespérées par la sévérité de leur harnais, furent bonnes dernières, passant la ligne complètement étouffée par le corset, l’air sifflant entre leurs dents et le bâillon. |
|
Ils discutèrent des mérites déployés par l’une ou l’autre durant la course. Le soir, un grand banquet était organisé en l’honneur de chacun et chacune. Les participants, maîtres et soumises prirent place autour de la gigantesque table dressée dans la grande salle du château devant une petite scène, chacun ayant endossé une tenue de soirée. |
Commentaires